Après cinq ans de vide statutaire, l’Union des journalistes ivoiriens en France (Ujif) sort de l’ornière. Lors d’une Assemblée générale extraordinaire sous haute tension le 16 mai 2026 à Paris dans le 13e arrondissement, Axel Illary a été élu président face à Thérèse Tikishia Digbeu, avec 19 voix contre 13. Il succède à Jean Paul Oro. Le pari du nouveau président, réconcilier une diaspora professionnelle fracturée et en faire un laboratoire d’innovation médiatique franco-ivoirien.
Le premier président de l’Ujif, Clément Yao, a présidé le bureau de séance avec poigne. Malgré plusieurs blocages (séance interrompue, invectives, menaces verbales), l’assemblée a fini par se tenir dans des conditions sereines. L’un des temps forts a été l’adoption quasi unanime des nouveaux statuts. Ils instaurent notamment un Conseil d’administration de dix membres, censé garantir une gouvernance plus transparente, collégiale et moins perméable aux dérives.
Avec une feuille de route prometteuse, un président porté par une dynamique de renouveau et de nouveaux statuts solides, l’Ujif repart visiblement de l’avant. Reste à savoir si les plaies ouvertes depuis 2021 se cicatriseront assez vite, pour permettre à l’ambition affichée de se concrétiser. En attendant, le nouveau président Axel Illary a déjà fixé le cap. « Nous ne voulons plus vivre la crise. Nous voulons inventer le journalisme ivoirien de demain, ici et maintenant », dit-il
Par Eric COSSA