ARRÊTÉE ET LIBÉRÉE: TSHALA MUANA, VICTIME DE LA GUÉGUERRE TSHISEKEDI-KABILA ?

Depuis hier lundi 16 novembre, l’artiste Tshala Muana a été arrêtée par l’Agence nationale des renseignements de la République démocratique du Congo(RDC). Elle vient d’en être libérée après une nuit passée en détention. Vraisemblablement, la reine du Mutuashi est une victime collatérale de la guéguerre Tshiseki-Kabila. Les autorités kinoises lui reprochaient de n’avoir pas déclaré sa nouvelle chanson intitulée ‘’Ingratitude’’ et dont les paroles fustigeraient à demi-mots le président Etienne Tshisekedi. Le ministère de la Justice de la RDC avait interdit le lundi 16 novembre la diffusion du titre.

La décision a été prise par la « Commission nationale de censure des chansons et des spectacles » et a été envoyée aux directeurs de chaînes de télévision et de stations de radios à Kinshasa. L’artiste a été interpellée par l’ANR, l’Agence nationale de Renseignement.

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Tshala Muna respire à nouveau l\’air de la liberté

Tshala Muana, après sa libération, révèle « Tshisekedi n’est pas mon ami, ce n’est pas lui la cible. C’est depuis 2013 que je travaille sur cette chanson ». La chanteuse a été libérée ce mardi après une nuit passée en détention dans les locaux de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Kinshasa. Dans une interview exclusive accordée à ACTUALIE.CD, elle a donné quelques explications.

« Lors de l’audition, ces agents m’ont dit qu’ils n’avaient pas de problème avec la chanson, mais ils s’opposaient aux images de la vidéo qui circule. J’ai dit que ce n’est pas moi. Ce clip-là n’est pas de moi », a-t-elle dit.

« Ingratitude » est un vieux projet. « C’est depuis longtemps que je réalise cet album. La première chanson était réservée à Dieu. Les chansons sortes les unes après les autres (…). La chanson ingratitude n’était pas encore mixée. Pas de clip, rien. C’est une fuite. Je ne sais pas qui a fait ça, peut être un technicien. Je ne sais pas », a-t-elle déclaré.

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C’est une thématique qu’exploite depuis longtemps.« Je chante trahison. Ce n’est pas destiné au Chef de l’Etat. C’est depuis 2013 que je travaille sur cette chanson. J’ai connu beaucoup de trahison dans ma vie professionnelle. Je ne sais pas qui a sorti cette chanson. D’ailleurs, ce n’est pas la première que je chante contre l’ingratitude », a-t-elle ajouté. Et se défend d’avoir ciblé le Chef de l’Etat. « Ils disent que j’ai insulté le Chef de l’Etat. J’ai beaucoup de respect pour lui. Ce n’est pas mon ami », a-t-elle dit.Concernant la commission de censure, elle ajoute: « Le travail n’est pas fini. Je n’ai même pas encore transmis la chanson à la commission de censure ».

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