\ »AFFAIRE SIDIKI DIABATE\ » LES PREMUD ONT DÉJÀ CONDAMNE LE CHANTEUR MALIEN

Hier lundi 21 septembre 2020, les médias ouest-africains et surtout les réseaux sociaux se sont enflammés à l’annonce de la garde à vue, à Bamako, de Sidiki Diabaté. Entendu par la brigade d’investigation judiciaire à la suite d’une plainte contre lui déposée par Mariame Sow, son ancienne petite amie, pour violences conjugales, le chanteur a été placé en garde à vue par la police judiciaire malienne.

Aussitôt l’information donnée, que le comité d’organisation du Prix international de la Musique Urbaine et du Coupé Décalé (PRIMUD), décide de suspendre la star nominée dans la catégorie meilleure artiste d’Afrique de l’ouest francophone. « Le comité d’organisation des PRIMUD 2020 décide ce jour 21 septembre 2020 à 18 h 21 de la suspension de l’artiste Sidiki Diabaté pour les PRIMUD 2020. En attendant que les juridictions compétentes fassent les missions à elles assignées, afin de prendre les mesures définitives pour les années à venir », déclare l’organisation des Primud qui connaitront leur apothéose le 11 octobre 2020 prochain au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire.

Par définition, «la garde à vue est une mesure judiciaire par laquelle on retient quelqu’un (suspect, témoin) dans les locaux de la police, pendant un délai légal ». En clair, Sidiki Diabaté n’est pas encore condamné et bénéfice de fait de la présomption d’innocence. En suspendant sa participation à son évènement de récompenses, le comité d’organisation des Primud le sanctionne pour une cause dont l’issue est encore incertaine. Les initiateurs de ces prix affirment avoir pris langue avec l’avocate de la plaignante, l’association HERA qui aide les familles et les personnes isolées avec enfant(s) et le staff managérial du chanteur. Alors, pourquoi prendre une telle décision à la hâte ? En attendant son jugement, les Primud ont déjà condamné Sidiki Diabaté accusé de fait de violences par son ex-compagne Mariame Sow, d’origine guinéenne. Car, sa suspension ou son retrait définitif avant le verdict final est déjà une sanction contre le prince de la kora. Sans compter le déficit moral subi par l’artiste avec la communication à outrance depuis la mesure prise par les PRIMUD dont il est un candidat sérieux dans la catégorie meilleur artiste d’Afrique de l’ouest francophone. Le camp de la plaignante peut déjà crier victoire.

Tout est parti, en effet, de plusieurs photos publiées sur Twitter, présentant une jeune femme avec des marques de brûlures et de violences physiques sur tout le corps. S\’en est suivie une série de publications accusant ouvertement l’artiste malien d\’en être l\’auteur. « C’est réellement moi sur les photos mais ces photos datent d’un an… J’ai subi plusieurs violences. J\’ai subi plus que ça… En prenant ces photos, je me suis demandé s’il savait ce qu’il me faisait… Mais je ne sais pas comment elles sont arrivées sur les réseaux sociaux », a-t-elle expliqué sur une chaîne de télé malienne.
Notons que l’ex copine de Sidiki Diabaté, la belle Bijou Siraba, a exhorté « son » prince de la Kora, qui ne s’est toujours pas exprimé sur cette affaire, à présenter ses excuses. « On a partagé beaucoup de choses ensemble… Je te prie de bien vouloir présenter tes excuses à toutes les femmes du monde entier », a-t-elle indiqué sur Instagram.

O.A. Kader

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