SERGE GAINSBOURG, 30 ANS DE GLOIRE POSTHUME : COMMENT SON HERITAGE EST-IL PARTAGE ?

2 mars 1991-2 mars 2021 : cela fait trente ans que Lucien Ginsburg, alias Serge Gainsbourg, s’est éteint. Très populaire à sa mort, le chanteur connaît une gloire posthume qui dépasse l’aura qu’il a longtemps eue de son vivant. Du provocateur Gainsbarre à la redécouverte de toute l’œuvre de Gainsbourg, le point sur ce classique incontesté de la chanson française.

30 ans après la mort de Serge Gainsbourg, BFM Business s\’est intéressé à l\’héritage du chanteur partagé entre 4 héritiers, ses enfants Natacha, Paul, Charlotte et Lulu. Loin de se déchirer, les enfants de Serge Gainsbourg ont trouvé comment faire vivre harmonieusement cet héritage difficile dont ils sont les gardiens.

Serge Gainsbourg aurait pu fêter ses 92 ans le 2 avril prochain, mais une vie placée sous le signe des excès a scellé son destin. Docteur Gainsbourg, Mister Gainsbarre, le flamboyant provocateur a tiré sa révérence il y a trente ans aujourd\’hui. Le génie de Gainsbourg ne sera reconnu par le grand public qu’après sa mort. Dans son livre gargantuesque ‘’Tout Gainsbourg’’, Bertrand Dicale note combien le dixième anniversaire de sa disparition, en 2001, marque un tournant. À chaque célébration, on découvre ou on redécouvre une œuvre composite qui touche à la chanson, au cinéma, à la publicité, et compte même un drôle de bouquin.

Dans un article consacré à Serge Gainsbourg, BFM Business s\’est intéressé à l\’héritage du chanteur. Et ce dernier se compose essentiellement des droits d\’auteur de l\’ancien compagnon de Jane Birkin. A la différence de nombreuses stars, Serge Gainsbourg a brûlé son argent, mais ne l\’a jamais investi. \ » Notes de taxis extravagantes, pourboires à plusieurs zéros, facture de boîtes de nuit à rallonge…\ » mais \ » pas de yacht ou de villa clinquante pour l\’artiste \ », rappellent ainsi nos confrères.

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Dans un entretien accordé au Parisien en 2018, Charlotte Gainsbourg avait évoqué l\’organisation mise en place après la mort de l\’interprète du Poinçonneur des Lilas « C\’était très douloureux au départ, comme ça l\’est toujours dans toutes les familles. Les réunions chez le notaire, pour moi comme pour mes frères et mes sœurs, nos parents, c\’était franchement horrible. Mon père nous a laissés dans un flou total. C\’est ce qu\’il voulait : après moi le déluge. Et c\’était le cas, on ne savait pas ce qu\’il fallait faire. J\’avais 19 ans, mes frères et sœurs à peine plus, mon petit frère Lulu avait 5 ans… Et on avait des demandes qui venaient de partout… »

Pas de dispute entre les héritiers sur la même longueur d\’onde

Les quatre héritiers, Natacha et Paul, nés dans les années 1960, Charlotte, et Lulu son dernier enfant – né de ses amours avec Bambou- ont finalement trouvé une organisation qui leur ressemble. « Les droits d\’auteur sont regroupés au sein d\’une société d\’édition, Melody Nelson Publishing », explique l\’article. Ils se partagent ainsi les \ »royalties\ » des chansons écrites par leur père. Une somme coquette qui a fluctué ces dernières années entre 167 000 et 263 000 €. Les frères et sœurs n\’ont jamais connu de dispute autour de l\’héritage. « Ils ont pour lui un énorme amour filial, totalement désintéressé, racontait un proche dans les colonnes de Libération en 2006. Jamais ils ne s\’intéressent à la somme d\’argent qui pourrait leur revenir. »

Les enfants de Serge Gainsbourg sont également très attentifs à ne pas faire dans la commercialisation à outrance. Sous leur patronage, l\’image du chanteur est bien restée celle d\’un artiste et non d\’un produit. Pour l\’heure, ils sont rares à pouvoir se vanter d\’utiliser les chansons du grand Serge. Une exception notable : Guerlain a pu acquérir les droits de Initials B.B pour son parfum Shalimar. Une courtoisie que le parfumeur doit au fait d\’être cité dans la chanson…

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En ce qui concerne la célèbre maison de Gainsbourg du 5 bis de la rue Verneuil, une décision a été récemment prise et c\’est la comédienne, compagne d\’Yvan Attal, qui s\’en est ouverte à l\’AFP. Il a été décidé que la maison deviendrait un musée. « Pour les gens, mais aussi pour ma santé mentale, il faut que j\’arrive à m\’en détacher. Il faut que ce soit un lieu vraiment ancré dans le patrimoine parisien, que ce soit accessible », a-t-elle expliqué.

Par voici.fr

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