Comme quoi, on peut être des frères de sang et défendre des opinions politiques opposées. Et sans toutefois être des ennemis… Abou Galliet, l’ainé du groupe bien connu, Les Galliet, l’on s’en souvient, avait pris fait et cause pour l’ancien régime. En dédiant un titre, à l’occasion des élections présidentielles de 2010, au président Gbagbo. Aujourd’hui, Bihem Galliet, le quatrième membre du groupe, qui mène sa carrière à Abidjan (après le départ des autres en France), chante « pays-là est doux » dans lequel il défend le régime actuel d’Abidjan en ces termes: «Avant, avant, ils disaient Houphouët Voleur. Aujourd’hui, ils disent Ado voleur (…) Pays-là, c’est comment ! Quand on ne mange pas, on n’est jamais satisfait. Parce qu’on n’est pas du même bord, on parle beaucoup (…) Sauter clôture est mieux que se faire assassiner (…) Les autres Présidents-là, ils n’ont pas construit des écoles, des hôpitaux, des ponts (…) Ils ont fraya avec l’argent. Et ils veulent nous faire la morale (…) Pays-là est doux…ôôôhh…Pays-là, c’est doux, dèh !!! ». Un titre, sans risque de nous tromper, qui prend clairement parti pour le pouvoir actuel. Et l’artiste ne s’en cache pas du tout. Bien au contraire. Cette chanson fait partie des 12 titres de son tout dernier album intitulé Wanfê (hypocrisie en koyaka) et disponible depuis le week-end dernier sur le marché du disque.
CK