Arrivée le 3 juin dernier à Abidjan avec le corps sans vie de son époux Ernest Kouadio Koffi dit NST Cophie’s, décédé le 8 mars dernier aux Etats-Unis, Mme Berthille Noutoy Metoua croyait procéder rapidement à l’inhumation. Mais une fois sur place, elle fait face à des difficultés qui ne font que reculer sans cesse la date de l’enterrement de son chanteur de mari. Exacerbée et fatiguée, elle appelle le gouvernement ivoirien au secours. « Je voudrais que le gouvernement fasse ce qu’il y a lieu de faire pour enterrer mon mari pour que je puisse rentrer car j’ai des obligations. Si on ne respecte pas la date du 1er août 2020, ce sera compliqué pour moi. Ma situation n’est pas confortable actuellement. J’ai un fils de 12 ans qui est tout seul aux Etats-Unis et qui ne cesse de m’appeler. J’ai grand besoin d’enterrer mon mari pour que je puisse rentrer», a presque supplié Mme Berthille Noutoy Metoua Epse Kouadio Koffi au cours d’un point de presse donné à Cocody II Plateaux à Abidjan. Et pourtant, tout semblait bien parti d’autant plus que l’état de Côte d’Ivoire a décidé de prendre en charge tous les frais des obsèques de Mister Zogoda. Mais une crise de communication entre les familles de l’artiste, son épouse et des procédures coutumières qui entravent la bonne orchestration des funérailles. Ce qui bouleverse l’agenda de Mme NST Cophie’s qui doit regagner les Etats-Unis où elle réside et travaille. « Après plusieurs réunions avec le chef Kouadio Wilson, M. Désiré Mondon a été désigné comme président du comité d’organisation des funérailles. Quand nous avons fixé les dates de l’inhumation de NST, on nous a fait savoir que son fils voudrait être présent. Il est en France. Du 4 juillet, on a reporté la date de l’inhumation au 11 pour qu’il puisse être là. Mais jusque-là, il n’est pas encore là. On nous a aussi demandé que nos parents partent informer ceux du regretté à Dimbokro. Ce que nous avons fait malgré le confinement d’Abidjan. A notre retour à Abidjan, on a remis le certificat de décès au Chef Kouadio qui a dit qu’il va réunir tout le monde pour fixer les dates », a retracé M. Alain Metoua, frère de la veuve du chanteur. Finalement, la date de l’ultime séparation d’avec le promoteur du Zogoda est fixée au 1er août prochain. Etant partie prenante pour prendre en charges les obsèques de NST Cophie’s, le gouvernement a exigé un programme détaillé de la cérémonie avec budget. « Il y a quatre jours, on a appelé au ministère de la culture et de la francophonie pour savoir où on en est. On nous dit de nous référer à Mme Brou, la sœur de NST Cophie’s. On l’a rencontrée et depuis elle ne nous décroche plus. Mme NST Cophie’s est à bout de souffre. Elle a laissé son travail et son fils aux USA », a déploré Alain Metoua. Plus la date fixée approche, plus, Mme NST Cophie’s craint que les obsèques ne puissent, une fois encore, se tenir. Epouse légale du défunt, elle ne sait plus où donner de la tête et semble ne plus maitriser la situation. «Quand j’ai constaté que rien ne bougeait, j’ai demandé une audience à la ministre de la culture et de la francophonie. Elle m’a rassuré que le gouvernement prenait tout en charge. Après cette rencontre, il y a eu le plus grand désordre. Les parents de mon époux de Dimbokro et ceux d’Abidjan ont commencé à se batailler. Quand j’ai demandé le programme pour savoir qui fait quoi, ça ne se passait jamais. Ils m’ont posé toute sorte de questions : pourquoi c’est la veuve qui a fait ceci ou cela ? Pourquoi c’est elle qui est allée voir la ministre… ? Nous avons fait tout ce que les parents de mon mari ont demandé. Il doit avoir un problème entre Les Koffi que nous ne maitrisons pas. Moi, je n’ai pas le droit de m’amuser avec un corps que j’ai sur les bras depuis mars dernier. Il n’y a pas eu de fonds qui a été décaissé. Alors, on ne peut rien faire. Cela fait deux mois que je suis à Abidjan. Ça me coûte une fortune. Je n’ai pas d’aide », a regretté Mme Berthille Noutoy Metoua Epse Kouadio Koffi.
DT