La 6e édition du Festival international du Théâtre de Bobo (Fitbo) a rassemblé des artistes de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Le thème cette année : « Le théâtre, la force de la nature et l’avenir de la planète ».
Un festival qui grandit
Porté par son directeur Oumar Traoré, le Fitbo devient un rendez-vous clé du théâtre en Afrique de l’Ouest. Il réunit artistes, metteurs en scène et formateurs du Burkina Faso, Bénin, Togo, Côte d’Ivoire et Gabon. L’objectif : faire du théâtre un outil d’éducation et de dialogue culturel.



Delphine Yoboué en formatrice
Invitée majeure de l’édition 2026, la comédienne ivoirienne Delphine Yoboué a animé un atelier sur le jeu d’acteur et la maîtrise de la scène. Directrice de la Compagnie Siamois Expression et du Festival International de Théâtre d’Abidjan, elle a coanimé les séances avec Boureima Nabaloum et Raoul Aoké. Son approche va au-delà de la technique. À travers des exercices sur le corps, la respiration et l’espace, elle a montré que la présence scénique commence avant la parole. Comment entrer en scène, habiter un silence, transformer un regard en émotion.
Une approche humaine appréciée
Les participants, surtout burkinabè, ont salué sa pédagogie basée sur l’écoute et l’encouragement. Disponible et bienveillante, Delphine Yoboué a créé un lien fort avec les jeunes artistes. Beaucoup la voient comme une « grande sœur artistique ».
Elle a aussi retrouvé d’anciens stagiaires formés au Bénin, comme le duo de la Compagnie Gildas. Devenus artistes et formateurs, ils lui ont témoigné leur reconnaissance.
Un départ émouvant
Moment fort du festival : avant son départ, plusieurs participants sont venus lui demander prières et bénédictions. Une scène pleine d’émotion qui montre le respect et l’affection qu’elle inspire.



Soutenir les festivals africains
Pour Delphine Yoboué, les festivals du continent doivent s’entraider plutôt que se concurrencer. Elle a répondu à l’invitation d’Oumar Traoré pour soutenir le FITBO, plateforme essentielle pour former les jeunes et faire rayonner le théâtre africain.
À Bobo-Dioulasso, le théâtre a été transmis, partagé et vécu.
Par D.T